Interférences et résonances des rayonnements EM avec les champs des cellules vivantes

Chapitre 2 – Interférences et résonances des rayonnements EM avec les champs des cellules vivantes

Dossier scientifique - CMO

2.1. Au niveau de la biophysique : les effets perturbateurs des CEM sur les échanges ioniques

Les particules de la matière inerte comme de la matière vivante sont identiques et électromagné-tiquement liées. La structure atomique est faite de la charge électrique positive des protons et de la charge électrique négative des électrons « tournant » autour du noyau.

Les atomes des 4 éléments fondamentaux qui constituent le vivant (carbone, hydrogène, oxygène et azote) sont liés par leurs propriétés électriques et magnétiques. Ainsi l’homme est une « matière » vivante dont tous les composants depuis les cellules jusqu’aux organes, sont eux-mêmes fondamentalement électromagnétiques.

Oscillations, échanges et interférences ioniques des cellules vivantes

Les cellules vivantes produisent diverses émissions électromagnétiques cohérentes dans un très large spectre de fréquences. Les ions qu’elles contiennent génèrent eux-mêmes deux types de champs EM, des ELF aux micro-ondes.

L’émission en ELF, dite de « résonance cyclotronique » ionique, correspond à la rotation de l’ion sur son axe. Sa fréquence varie légèrement en fonction du champ géomagnétique.

Les valeurs moyennes de résonance cyclotronique des principaux ions sont, pour un champ magnétique terrestre moyen de 45 microTesla : Sodium : 30 Hz ; Potassium : 17 Hz ;  Potassium 41: 50 Hz ; Calcium : 35 Hz ; Magnésium : 55 Hz ; Lithium : 100 Hz, etc..

Ces fréquences de résonance cyclotronique des ions de l’organisme sont situées dans la zone de nombreuses fréquences d’émission de nos appareils électroniques ou de leurs premières harmoniques. Par exemple, le rafraîchissement d’un écran se fait de 60 à 100 Hz ; les ELF d’un téléphone portable comprennent une émission à 30-40 Hz, fréquence du calcium, ou à 217 Hz, première harmonique du Fer 51, etc..

Les interférences entre l’organisme et ces appareils à rayonnement électromagnétique vont de soi et relèvent des processus de physique élémentaire.

Celles-ci sont d’ailleurs largement vérifiées expérimentalement pour l’ion calcium (Ca++) :

« …de nombreuses recherches ont été effectuées dont il résulte que : …- le Ca membranaire est vraisemblablement la cible des CEM – les mécanismes affectant les modifications de flux calcique dans le cerveau ne peuvent être expliqués par les théories classiques biochimiques. …Il faut noter que l’existence de cet effet fenêtre remet en cause, du moins en partie, le concept de seuil d’activité et donc de sécurité établi à partir des SAR ou de l’intensité de champ… » (MIRO L. : Risques liés aux rayonnements radio-électromagnétiques. Éditions techniques – Encycl. Méd. Chir. (Paris-France), Toxicologie – Pathologie professionnelle, 16-512-D-10,1994, p. 6).

La fréquence en micro-ondes caractérisant ces mêmes ions intracellulaires est produite par leur oscillation latérale dans les cavités des protéines qui les contiennent : les ions Ca++ et Mg++ par exemple oscillent entre 1 et 2 GigaHertz, qui sont précisément les fréquences des ondes porteuses des systèmes GSM et DCS des téléphones portables.

Il résulte de ces phénomènes biophysiques non-thermiques une inadéquation entre les normes de Sécurité Sanitaire actuelles et la réalité biophysique, commentée dans les extraits ci-après.

Extraits de : Theoretical and Experimental Evidences where Present Safety Standards Conflict with Reality. M. Fillion-Robin, V.N. Binhi. Electromagnetic Environment. Health in Buildings Conference, Royal College of Physicians, Proceedings, May 2002, London.

(Article : Preuves théoriques et expérimentales d’un conflit entre les normes de sécurité sanitaire actuelles et la réalité. Congrès international : Environnement EM . Santé dans les bâtiments).     …« Pourquoi les cardiaques ont-ils des malaises pendant un orage magnétique ? (Gurfinkel).

Pourquoi y a t-il corrélation entre le niveau de bruit de fond électromagnétique et le nombre de cancers (Portier et al., 1998) ?

Pourquoi d’aussi nombreux centres médicaux utilisent-ils l’exposition EM pour traiter une large variété de désordres chez l’homme ?

Les résultats d’expérimentations publiées et les avancées théoriques récentes montrent que les CEM peuvent provoquer différents effets biologiques, même s’ils sont trop faibles pour causer un quelconque degré d’échauffement délétère.

Pourtant l’effet thermique des champs électromagnétiques est le seul actuellement utilisé pour le développement des normes électromagnétiques de sécurité sanitaire. (ex., pour la téléphonie cellulaire).

Il y a cependant  d’autres influences – telle que l’interférence quantique moléculaire, qui peut causer des effets biologiques non-thermiques qui illustrent un fonctionnement semblable à la résonance.

L’interférence d’états quantiques d’ions avec des groupes de molécules explique beaucoup des paradoxes concernant les effets non-thermiques des CEM…

Il a été suggéré (Binhi 1997) qu’un effet non linéaire, impliquant l’interférence d’états quantiques d’ions et de molécules liées avec des protéines, en particulier calcium et calmoduline, est une cible générale moléculaire, pour les CEM externes.

Le mécanisme d’interférence ionique prédit plusieurs pics d’effets biologiques dans plusieurs cas : EM à magnitude modulée, vide magnétique, champs EM pulsés, champs E faibles, actions combinées de champs différents de bruit de fond magnétiques, micro-ondes modulées…

…En conformité avec le mécanisme d’interférence ionique, le champ seuil pour une réponse biologique à un champ E en ELF est dans la gamme des champs hyper-faibles (Binhi, 2000).

Le mécanisme d’interférence ionique appliqué aux structures biophysiques rotatoires, telles que les fragments ADN et ARN apporte une base de compréhension au mécanisme d’action biologique des champs faibles. Et particulièrement l’existence de degrés de liberté gyroscopiques moléculaires, parce que ces degrés de liberté ne sont pas thermodépendants dans des échelles de temps significatives en biologie.

Par conséquent, les mécanismes qui impliquent les gyroscopes moléculaires peuvent expliquer les effets biologiques des champs hyper-faibles. Il est important de garder à l’esprit que la possibilité de mécanisme d’interférence dépend de la valeur du champ local géomagnétique.

Comme ce champ varie de façon complexe à l’intérieur des buildings modernes, les effets d’interférence au niveau moléculaire, et ainsi l’effet biologique, peuvent ne pas être reproductibles dans des endroits différents, même quand tous les autres champs sont identiques.

Toute la matière vivante est construite des mêmes « briques », les acides aminés et les protéines. Malgré leurs différences spécifiques, elles ont des structures biophysiques très similaires. Ainsi, il est clair que le mécanisme d’interférence (une théorie de physique moléculaire) est également applicable aux systèmes biologiques ayant différents niveaux de complexité. Si un effet existe pour un système biologique pour un champ donné, on peut estimer qu’il existera pour un autre système biologique exposé au même champ. La condition de cela est la présence dans chacun des deux systèmes biologiques de la même cible moléculaire…».

Voir Bibliographie : 2. Biophysique – Mode d’action – 3. Champs ultra-faibles.

2.2. Paramètres biologiques perturbés par les CEM et conséquences possibles pour l’homme

Indices d’incompatibilité biologique avec des CEM

Les résultats de nombreux travaux en biologie permettent pour la science médicale d’établir des liens possibles entre les paramètres biologiques perturbés, observés sous exposition chronique à des CEM, et certaines pathologies.

Les études citées ici ont été menées dans plusieurs universités en France et à l’étranger en coordination avec le laboratoire Tecnolab, centre de recherche en biophysique électromagnétique. Elles sont publiées ou en publication dans des journaux scientifiques internationaux peer reviewed (à comité de lecture).

L’ensemble des paramètres ci-après, tous étudiés expérimentalement par ce groupe de chercheurs, ont été retenus pour leur pertinence en terme d’effets délétères potentiels. Les résultats des expérimentations eux-mêmes sont développés au chapitre suivant.

Extraits de : R. Messagier. Effets biologiques des CEM et leur incidence possible sur la santé. Les Champs Électromagnétiques et le Vivant, 2002.

L’ion calcium est impliqué dans l’activité de nombreuses enzymes de l’organisme. Par conséquent, toute variation de son taux intracellulaire est susceptible d’induire des modifications dans l’activité des enzymes intracellulaires, notamment celles des protéines kinases impliquées dans la transduction des signaux.

Par exemple, dans les cellules hypophysaires de souris exposées aux rayonnements électro-magnétiques d’un téléphone cellulaire, l’augmentation de la concentration intracellulaire de Ca++, contemporaine d’une sécrétion accrue de l’ACTH (adrenocorticotropic hormone ou hormone corticotrope) observée (Dr G.Dayanithi – Faculté de Montpellier – 2001), a pu modifier l’activité des enzymes impliquées dans la cascade de synthèse de cette hormone.

S’il y a accumulation intracellulaire de calcium, celle-ci est le fait d’un déplacement de ses charges ioniques, qui doivent donc être déficitaires dans d’autres parties de l’organisme. On peut supposer que ces variations de concentration intra et extracellulaires obligent l’organisme à mettre en oeuvre des mécanismes de rétablissement des taux « normaux », induisant ainsi un stress cellulaire avec risque de perte d’équilibre lors d’exposition à long terme ou rattrapage d’un nouvel équilibre sur un autre niveau de fonctionnement possiblement pathologique.

Des déplacements ioniques de Ca++ vont ainsi avoir pour conséquence le déplacement d’autres ions dont le métabolisme est interdépendant, en particulier déplacements inverses du Mg++ (Magnésium).

Au niveau du Système Nerveux Central (SNC) et du système neuromusculaire, on sait que le Ca++ joue un rôle très important dans l’excitabilité neuromusculaire, en particulier pour le système nerveux autonome. Ses perturbations pourraient mener à des troubles du type spasmophilie avec tout un cortège de malaises et de dérèglements secondaires fonctionnels des organes ou grandes fonctions tels que le cœur, la circulation, la digestion, la respiration, la sensibilité à la douleur et à tout stimulus.

 

Des modifications de libération hormonale (Pr. M. Bastide – Faculté de Montpellier – 1996/2000) peuvent aussi être la conséquence première de ces perturbations ioniques, avec variations anormales de l’ACTH (hormone adrénocoticotrope), des hormones cortico et minéralo-stéroïdes, de la calcitonine, de la PTH, de la mélatonine.

Les variations de ces hormones entraînent à leur tour des perturbations systémiques :

  •  au niveau système nerveux et musculaire : instabilité psychique, irritabilité, tendance à la dépression, troubles de la concentration et de la mémorisation, insomnie, faiblesse musculaire, crampes, contractures ;
  • sur le système immunitaire : baisse des performances défensives contre les bactéries, virus, parasites, allergies (facilitation de dégranulation des cellules histamino-libératrices), tendance à l’entretien ou l’aggravation de maladies inflammatoires ou auto-immunes chez les sujets génétiquement prédisposés.

Elle a des propriétés anti-radicalaires, anti-tumorales, inductrices du sommeil et, à fortes doses, anti-épileptiques.

La baisse de mélatonine constatée dans de nombreuses études pourrait donc entraîner une diminution de l’activité des systèmes de recyclage des radicaux libres avec pour conséquence une accélération du stress oxydatif, vieillissement prématuré, accélération d’un processus tumoral déjà engagé.

Des troubles du sommeil sont aussi possibles, entraînant  à leur tour une cascade de fatigue, fatigabilité pouvant mener à la dépression.

Une baisse importante de mélatonine pourrait aussi mener à une augmentation des crises épileptiques chez les sujets malades ou prédisposés.

L’augmentation du NO exhalé (Dr. E. Stepanov/Dr V. Binhi, Académie des sciences de Russie, 2001) laisse supposer une possible élévation sanguine et locale au niveau de l’organe le plus exposé au téléphone portable pendant la communication : le cerveau.

Or le NO est un messager ubiquitaire, comme le calcium. Ses propriétés sont vasodilatatrices, proradicalaires.

Une augmentation plasmatique ou localisée pourra être la source d’autres radicaux libres plus virulents entraînant des dégâts cellulaires, consommant la mélatonine périphérique et renforçant les effets de la baisse de la mélatonine, donc protumoral et accélérateur du vieillissement.

Localement, le NO peut être neurotoxique. Il est possible que la diminution de la neurogenèse dans l’hippocampe puisse lui être imputée.

Au niveau de l’oreille externe, la vasodilatation peut être source d’échauffement et de rougeur et pour l’oreille interne, de vertiges ou déséquilibres par modifications des flux sanguins dans les organes de l’équilibration.

La dépression immunitaire chez les jeunes poulets exposés à des écrans (Pr M. Bastide, Faculté de Montpellier, 1997, 2001) doit faire réfléchir sur la possibilité d’infections chroniques ou récidi-vantes, bénignes comme le « rhume de cerveau » ou plus graves comme facteur aggravant de la fragilité des porteurs de VIH ou d’autres virus à évolution lente.

La diminution de la neurogenèse des cellules de l’hippocampe (Dr. G. Alonso. Faculté de Montpellier, 2001) pourrait être à l’origine de troubles de mémoire, car cette structure est impliquée dans les mécanismes de mémorisation à court terme et d’apprentissage. Un problème de renouvellement de ses cellules pourrait entraîner des troubles de ces fonctions.

La multiplication de micro-noyaux observée dans les cellules immunitaires (lymphocytes-macro-phages) sont le signe d’un dysfonctionnement des cellules concernées aboutissant à leur mort et destruction ou à leur développement anarchique impliquant alors une augmentation des risques de cancer.

La constatation d’une augmentation très importante de la mortalité embryonnaire chez le poulet (Pr. M. Bastide 1996/1998, Faculté de Montpellier, Pr. Y. Grigoriev, Académie des Sciences de Moscou, 2001), peut faire envisager la possibilité d’avortements spontanés précoces, dont l’augmentation de fréquence a déjà été débattue avec le travail sur écran.

Les ulcérations de la cornée constatées (Pr. M. Miyata, Univ. Tokyo, 1999) peuvent conduire à des kératites ou kérato-conjonctivites, surtout si les mécanismes de réparation, qui sont sous la dépen-dance d’échanges d’information nerveuse et d’échanges ioniques, sont perturbés .

Les symptômes mis en évidence dans les enquêtes cliniques du Pr Clements-Croome vont dans le sens des hypothèses pathogénétiques évoquées plus haut. Chez des utilisateurs de VDUs ou de téléphones portables (900 personnes), ces symptômes ont été quantifiés grâce à une échelle d’évaluation du stress environnemental dans plusieurs tests comparatifs où seul le facteur électromagnétique variait. Liés au rayonnement des VDUs (écrans d’ordinateur ?] écrans T.V.),on a constaté une augmentation :

  •  des irritations oculaires,- des inflammations de l’arbre respiratoire et de la sphère ORL,
  •  de la fatigue,
  • des troubles de l’humeur, du sommeil ,
  •  des troubles de la mémoire,
  •  des maux de tête, – des douleurs articulaires…

L’ensemble de ces symptômes est superposable à la liste de perturbations pouvant survenir à la suite des effets biologiques déclenchés par l’exposition aux CEM sur les paramètres énumérés précédemment.

En effet, induire un effet biologique dans un organisme vivant par son exposition à un CEM, c’est obliger cet organisme ou certaines de ses cellules, à compenser cet effet, à rétablir son équilibre antérieur par un effort d’adaptation, avec dépense d’énergie, ce qui constitue une contrainte imposée aux cellules de l’organisme, donc un stress d’origine électromagnétique.

Ces résultats confortent l’intérêt des travaux sur le processus de stress biologique de source électromagnétique développés par le groupe de recherche de Tecnolab.

Voir Bibliographie : 4.  Expérimentations – expositions EM.

Lire la suite.

La biocompatibilité par Oscillation Magnétique de Compensation – C M O

Dossier scientifique de synthèse – Données et résultats de Tecnolab – 2002-2003

À propos de l'Auteur:

Psycho-sociologue de formation et très bon connaisseur des milieux professionnels de la santé, je m'autorise depuis nombre d'années à confronter les errances industrielles pharmaceutico-médicales et diffuse régulièrement nombre d'articles sur les questions de santé, dans une logique de réconciliation des médecines masculines et des médecines féminines, dites "naturelles" ou "douces", alternatives, de prévention et d'accompagnement des processus des médecines dominantes, parfois utiles ou indispensables, parfois si violentes dans leurs dérives.

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